∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway
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 ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway

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Abygaëlle C. Aubin
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Devil's Advocates

⚜ COPIES RENDUES : 37
⚜ DOSSIER ADMIS : 09/07/2012

MessageSujet: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 14:20


☀ ABYGAËLLE CLARA AUBIN ☀

feat. lea michele sarfati


☀ carte d'identité ☀


Mon nom de famille, c'est Aubin et je me nomme Abygaëlle Clara, même si parfois, vous entendrez un ou deux malins s'amuser à m’appeler Aby. Si vous voulez tout savoir, j'ai vingt-et-un an (14/02/1991). D'un point de vue physique, je fais 1m55 et 52 kilos. Je suis passionnée par la musique, l'anglais et.. eh bien, les hommes mais d'un autre côté, je dois avouer que j'ai une peur bleue de vieillir. Je suis célibattante. J'ai également trois frères. Quant à mes parents, ils sont très présents et très tolérants. Ils ne m'ont jamais empêché de faire quoi que ce soit, même si il s'agissait de grosses conneries. Pour finir, je peux vous dire que j'étudie dans le domaine de la musique, option que j'ai choisie.

J'ai connu McGill par le biais de mon papa, qui est médecin, cardiologue même, qui y a fait ses études. Et j'ai décidé de m'y inscrire parce que j'ai eu besoin d'un retour aux sources et, finalement, Montréal, c'est chez moi, même si ma maman est française et que nous avons, Simon et moi, grandi à Paris.

Et finalement, j'aimerais faire ou je fais déjà partie des Devil's Advocates. Je suis à McGill depuis trois ans et au départ, j'appartenais à la sororité des Pretty Sirens, ce qui m'a permis de me faire un assez bon carnet d'adresses. Puis.. disons qu'il y a eu certaines histoires et des rumeurs, que j'ai moi-même eu certains problèmes. J'ai déconné et j'suis partie en vrille, complètement en vrille. Les Devil's Advocates me ressemblent et je serais, à n'en pas douter, un excellent élément. Je sais comment fonctionnent les fils à papa, je sais qu'ils leur en faut peu pour céder à la tentation et tomber le masque. Je sais également comment réussir une fête et quels en sont les ingrédients incontournables. Je sais où me fournir et je suis très, très résistante. Bref, je suis Abygaëlle Aubin, deal with it bitches.


☀ livret de santé & caractère ☀


Mon caractère
Elle est très égoïste la plupart du temps. C'est un mécanisme de défense, elle refuse de se préoccuper des autres de peur d'en souffrir. Dès que les choses commencent à devenir trop graves, trop sérieuses, elle fuit parce que craignant l'engagement par dessus tout. Elle est d'ailleurs très impulsive. Elle a du mal à se retenir lorsqu'elle a quelque chose à dire, elle est grande gueule et elle l'assume (plus ou moins en tout cas). Autrement, c'était une fille enjouée, qui avait toujours le sourire aux lèvres. Aujourd'hui, pour être pleinement heureuse, il faut qu'elle plane. Ou qu'elle s'envoie en l'air, au choix. Elle est cassante et a un vocabulaire très cru. Certes, elle a un humour parfois un peu douteux et lâche des phrases assassines chaque fois qu'elle l'estime nécessaire (ce qui arrive très souvent) mais elle n'est pas foncièrement méchante, juste mesquine. S'amuser est son objectif premier dans la vie et elle se fiche royalement que ça puisse faire scandale, bien au contraire, elle est provocante et elle ne cherche pas du tout à y remédier. C'est une fille entière qui ne cherche pas à changer pour plaire, on la prend comme elle est ou on passe son chemin, c'est tout. Elle est très possessive, e qui est à elle est à elle, on ne touche pas, comme pour sa guitare, par exemple, le premier qui pose un doigt dessus sans y avoir été invité risque de devoir survivre avec une main en moins. Elle a un côté maman poule-maman tigre qu'on ne devine pas, au premier abord, mais qu'on s'attaque à quelqu'un qu'elle aime et Aby sortira les griffes, voire les crocs. C'est une diva, certes une diva camée, mais une diva no matter what, deal with it, et une diva rancunière d'ailleurs.
Ma Santé
Abygaëlle est atteinte d'hémophilie c, qui est très rare chez la femme. Lorsqu'elle se coupe, elle ne saigne pas plus que la normale, ni plus vite, seulement plus longtemps. Les hématomes apparaissent plus vite que chez une personne normale si elle se cogne et à chaque gros choc physique, elle risque l'hémorragie. Pourtant, Abygaëlle a une vie plutôt normale et elle s'est battue pour l'avoir. Lorsqu'elle s'est fait opérée de l'appendicite, peu avant ses quinze ans, ses parents ont compris que malgré tout, c'est une fille responsable et elle sait très bien ce qu'elle risque.


☀ le cerveau derrière le visage ☀


☀️ BLEDINA ☀️
Prénom : Julia Âge : seize ans Sexe : ALL DAY LONG féminiiiin. Présence : 5j./7 Comment Avez-Vous Connu le Forum ? FERDINAAAAAND Comment le Trouvez Vous ? Oulalasme. Une Suggestion ? Là, maintenant, tout d'suite, j'vois paaas. Le Code du Règlement est : Cédriiic Superman Si vous en aviez la possibilité, souhaiteriez-vous intégrer la Société Secrète ? [✖️] Oui [ ] Non




Dernière édition par Abygaëlle C. Aubin le Lun 16 Juil 2012 - 2:29, édité 1 fois
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Abygaëlle C. Aubin
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Devil's Advocates

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⚜ DOSSIER ADMIS : 09/07/2012

MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 14:20


☀ TELL ME YOUR STORY ☀



☀ being in love with you feels right, even if it's wrong for the others ☀

« C'est une gourde » Il lève les yeux au ciel et lâche un profond soupire. Un sourire se dessine sur mes lèvres, presque malgré moi. Il fait toujours ça. Rectification, on fait toujours ça. « Tu dis ça à chaque fois, marmonna-t-il, alors que tu ne la connais même pas » God, il est aveugle ou il le fait exprès ? Je le prends par l'épaule et le pousse à se retourner, l'obligeant à regarder dans la direction de Vanessa — sincèrement, comment peut-on appeler sa fille Vanessa ? — qui vient vers nous. « Tu as vu comme elle est fringuée ? » je chuchote. En fait, je crois qu'elle a pensé à moi en s'habillant, c'est impossible qu'il en soit autrement. Si on oublie le fait qu'elle est blonde, plate comme une planche à pain et qu'elle, comment dire ? Qu'elle n'a pas l'air d'avoir inventé le fil à couper le beurre, c'est moi tout craché, vestimentairement parlant en tout cas. « Tu mets le même genre de fringues » rétorque Simon en haussant les épaules. C'est à mon tour de lever les yeux au ciel. « Mais justement ! je grogne, irritée. Elle m'imite tout le temps. Et grossièrement en plus. C'est une gourde » je répète. Et c'est louche. « T'es ma frangine, elle essaye de se faire apprécier, c'est tout, murmure-t-il rapidement avant que l'autre grande nouille arrive à notre niveau, salut bébé ! » Mon dieu, c'est le moment que je redoute. Cette nana n'est déjà pas très futée et je doute qu'elle embrasse bien — je n'aurai absolument rien contre le fait de lui apprendre, si elle promettait de ne plus poser ses sales pattes de pisseuse sur mon frère — mais visuellement, c'est un vrai cauchemar, sans compter que Simon est assis juste à ma droite. J'ai donc droit à une vue très, très rapprochée du désastre. Je fronce le nez avant d'émettre un grognement dégoûté en détournant les yeux. « Oh, euh.. bonjour Aby » fait Vanessa, les joues rouges alors qu'ils se sont séparés. Je la toise un instant, impassible, puis je saisis mon sac et me lève gracieusement du banc. « Oui, bonjour, je réponds avant de feindre de me souvenir d'un rendez-vous — ce qui n'est pas totalement faux puisque mon premier cours de l'après-midi commence dans dix minutes. Je vais être affreusement en retard, il faut que j'y aille.. embrasse maman pour moi » j'ajoute à l'intention de Simon. Il est exclu que je salue cette grande nouille blonde toute fade, elle pourrait imaginer que je l'aime bien. Et, non, je ne ferai pas d'effort, même si Simon me supplie. Encore que. Si il en vient à ramper pour elle, je pourrais éventuellement y réfléchir.

« Aby ! Attends ! » Oh gosh, non, pitié. J'hésite un instant à continuer mon chemin comme si je n'avais rien entendu mais elle me rattrape — notons, au passage, qu'elle est parvenue à marcher correctement et plutôt rapidement sans se ramasser alors qu'elle porte une paire de compensées au moins aussi hautes que les miennes — et se plante devant moi. Je n'ai d'autre choix que de la remarquer. Elle affiche un petit sourire gêné et, je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'elle va me demander quelque chose. « Ecoute, mh, Aby, est-ce que tu.. » Et voilà ! Qu'avais-je dit déjà ? Elle va me demander quelque chose. Pauvre idiote. Si elle savait ce que je pense d'elle, elle ne serait pas en train de perdre pas son temps. « Enfin, je ne voudrais pas paraître.. enfin, tu vois mais.. est-ce que tu pourrais parler de moi aux autres Sirens ? » bredouille-t-elle sans oser me regarder, les yeux fixés sur le sol, les joues rouges. Surprise, je la dévisage en cillant plusieurs fois, presque convaincue que je suis en train de rêver. Elle, elle là, la copine de mon frère, le rat de bibliothèque, la nonne par excellence, elle est train de me demander de la faire entrer dans ma confrérie ? C'est une blague ? Finalement, j'éclate de rire, lui assénant une légère claque sur l'épaule. « T'es trop drôle Vanessa, je ricane, j'ai vraiment cru que tu étais sérieuse » Sur ce, je la plante là et continue mon chemin, priant mentalement pour qu'elle ne me suive pas. J'ai cours, au cas où ça l'intéresse, et même si je sais que je n'en ai pas réellement besoin pour réussir ma première année, il faut quand même que je me pointe. En plus, Daniel sera là. Pourtant, une fois encore, elle me barre la route. « J'étais sérieuse Aby, je- » Levant une main, je l'interromps. « Non » Elle paraît surprise puis, comprenant que je ne plaisante pas moi non plus, elle pâlit. « Mais je- » « Regarde-moi attentivement Vanesse, je la coupe en me désignant, qu'est-ce que tu vois ? Attends, je vais t'aider. Une Siren. Et tu sais ce que je vois devant moi là ? Non, non, ne dis rien. Une gourde, voilà ce que je vois. Je ne sais pas dans quel monde tu vis mais les gourdes ne deviennent pas des Sirens, on est pas chez Disney » Cette fois, elle me paraît sur le point d'éclater en sanglots. Ew. Je déteste les filles qui pleurent parce qu'on les met face à la vérité. « C'est bon, tu ne veux rien d'autre ? » je demande, sans la regarder, farfouillant dans mon sac à la recherche de mon portable. Elle acquiesce, penaude, et je m'éloigne, retenant un nouvel éclat de rire. Quelle grosse gourde. « Ouiiii, c’est moi ! je lance, après avoir pianoté le numéro d’une de mes amies. Tu ne devineras JA-MAIS qui vient de me faire un vrai sketch pour entrer chez nous !.. OUI ! ELLE ! Oh mon dieu, tu savais ? » Oh, apparemment, elle n’en est pas à son coup d’essai. Pauvre fille. Il faut être née avec quelque chose en plus pour devenir une Siren et elle, ce qui lui manque, c’est une case. Voire plus.

ͼҨͽ

J'ai manifestement sous-estimé le bitch-potentiel de Vanessa. Elle a cafté. Elle est allée se plaindre auprès de Simon. Pauvre conne, si tu imagines que mon frère va me faire plier. J'aime peut-être sa belle gueule mais il ne faut pas non plus pousser. Il pourra crier, faire la tête ou même taper du pied comme lorsqu'on était môme, ça ne marchera pas. « Bordel, Abygaëlle, tu pourrais faire un effort ! » crie-t-il. Il a fait fuir tout le monde, les filles, Gaël et même Daniel avec ses conneries. C'est tellement stupide en plus. « Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans non, la confrérie ne l'acceptera jamais ? » je demande, irritée, en levant les mains en signe d'impuissance. Il me jette un regard mauvais auquel je réponds par un charmant sourire factice. « Dans Pretty Sirens, Sim', il y a Pretty et Siren, et toi, tu sors avec un thon ! » Émerveillée par mon humour sans borne — d'accord, d'accord, celle-ci est vieille comme le monde mais à en juger par la teinte rougeâtre que prenne ses joues, elle est toujours aussi efficace — je m'esclaffe et replonge dans mes partitions. Qu'il fait soudainement voler de mes genoux. L'imbécile. « Je ne te permets pas ! Vanessa est.. elle.. » Ah, voilà, les mots ne lui viennent plus. C'est le moment où il comprend mon point de vue, accepte la défaite et surtout que j'ai, moi, raison. C'est le moment de lui donner le coup de grâce. « Vanessa est une fille tristement banale qui copie tout ce que je fais, dis et pense, et tu sais pourquoi ? » Je croise les bras et le regarde avec indulgence. « Parce que je t'aime » marmonne-t-il, sans doute passablement agacé qu'une fois encore, je sois dans le vrai. Je ne peux m'empêcher d'afficher un grand sourire en l'écoutant. Ces mots-là si doux à entendre. « Parfaitement, je soupire d'aise, alors je ne peux pas la faire entrer chez les Sirens et je ne le veux pas de toute façon. Tu ferrais mieux de la larguer » j'ajoute après un instant d'hésitation. Simon m'écoute toujours. Enfin, presque. Et s'il le fait cette fois, cette gourde de Vanessa n'aura qu'à s'en prendre à elle-même. On ne joue pas contre moi sans s'attendre au retour de bâton.





☀ don't you dare sayin' that my heart's made of glass, yours is a cold stone ☀



Appuyée contre le chambranle de sa porte d'entrée, je frappe pour la troisième fois. Une clé tourne dans la serrure. Enfin. Je gonfle grossièrement mes cheveux de la main, un vague sourire aux lèvres, celui qu'il aime, celui qui le fait fondre à chaque fois. Ce mec est un con, mais un con canon. Pourtant, ce n'est pas lui qui m'ouvre mais.. une blonde. Grande, élancée, avec de grands yeux couleurs canard wc. J'arque un sourcil, déconcertée par la vue de la cruche au regard teinte chiottes. « Euh, Daniel ? » fait-elle, en se tournant à moitié. Juchée sur ma paire de Jimmy Choo, je parviens, malgré les échasses qui lui servent de jambes, à regarder par-dessus son épaule. Nue, d'ailleurs, l'épaule. Presque malgré moi, je jette un vague regard à ce qui paraît être une robe. C'est immonde. Et ça lui va foutrement bien, à cette pétasse. « C'est qui ? » demande-t-il, au loin. Je l'entends approcher et me décolle du mur, prête à lui sauter à la gorge. Quel infâme salopard. « Oh » lâche-t-il en me découvrant sur le pas de sa porte. Oh ? Oh ? C'est tout ce qu'il a à dire ? Oh. Je t'en foutrais, moi, de tes oh. « Qu'est-ce que tu fais là ? » me demande-t-il, d'un ton abrupte. Comment ça qu'est-ce que je fais là ? « On est samedi » dis-je simplement en haussant les épaules. Il soupire. « Je sais quel jour on est » Then you know why I'm here. Les doigts entortillés autour d'une mèche de cheveux, je penche la tête sur le côté et lui lance un regard entendu. Nouveau soupir. Comme au ralenti, je le vois avancer jusqu'à sa blonde amie et déposer un baiser sur ses lèvres. Je. Suis. En. Train. De. Rêver. « Tu peux nous laisser s'il te plaît Victoria ? » lui souffle-t-il alors que je les observe, bouche bée, littéralement incapable de bouger. « Bien sûr » répond-t-elle, glaciale. Elle ne me quitte pas des yeux, comme si elle craignait que je ne me jette sur son mec sous ses yeux. Well, breaking news bitch, c'est lui qui s'est jeté sur moi ces cinq dernières années, que ça ait été à Paris ou à Montréal. Faussement aimable, je lui décoche un sourire mielleux et un petit signe de la main alors qu'elle passe à côté de moi, me frôlant presque. Ses talons claquent sèchement sur les marches de l'escalier et, machinalement, je la suis des yeux avant de reporter mon attention sur ce cher Daniel. Il s'est effacé pour, visiblement, me laisser entrer et je m'engouffre sans attendre dans son appartement. « Tu verses dans l'ice queen maintenant ? Nice ! » ne puis-je m'empêcher de commenter. Je lui tourne le dos mais je mettrais ma main au feu qu'il lève les yeux au ciel en cet instant précis. Tout sourire, je fais volte-face et commence à déboutonner la vieille chemise que j'ai enfilé. A la réflexion, je crois bien qu'elle est à lui. Whatever. « Qu'est-ce que tu fais ? fait-il, sourcils froncés, sans comprendre. Non, Abygaëlle, ne- » Mes lèvres se collent aux siennes, tandis que je dégrafe la ceinture de son pantalon, pantalon qui, par ailleurs, moule sans doute ses fesses à la perfection, mais que je préférerais sur le sol. Le voir habillé est un peu étrange, tout de même. Ce n'est pas le même type avec qui j'ai passé l'été de mes dix-huit ans et les années qui ont suivi. Ce mec là pue le sérieux à des kilomètres à la ronde, avec son costume gris perle. Dieu merci, il n'a pas opté pour la cravate. « Abygaëlle, je- » Ew. Je déteste lorsqu'il m'appelle Abygaëlle. C'est tellement.. solennel. Ce n'est pas le moment de me faire une déclaration, j'ai juste envie de m'envoyer en l'air. Avec lui. Si il pouvait utiliser langue autrement que pour me servir des Abygaëlle par ci et des Abygaëlle par là, ce serait sympathique.

Lorsque ses mains encerclent mes bras et me repoussent, je lève les yeux vers lui, irritée. Il a l'air mortellement.. sérieux. Ew. Double ew. « On est samedi » je répète, dans l'espoir qu'il se souvienne. Il a promis qu’on se verrait le samedi, lorsque je suis rentrée à mon tour à la fac, il y a de ça trois ans. Il a promis qu'on se ferait un ciné ou qu'on irait manger un morceau ici ou là le samedi. Il a promis qu'on marcherait côte à côte dans la rue le samedi. Il a promis qu'il me tiendrait la main le samedi. Il a promis qu'il me sourirait le samedi. En contre-partie, je me concentrais sur mes études. C'était le deal. Bosse correctement et on baise. C'était le deal. J’ai rempli ma part du contrat encore une fois, j’ai eu mon année. A lui d’honorer la sienne à nouveau, d’honorer le deal.

On dirait que ses yeux se sont assombris. Il est énervé. Non, je l'énerve. Ce n'est pas plus mal. Énervé, Daniel est.. bref. « Je sais quel jour on est, Aubin ! » crache-t-il en me lâchant. Il esquissa un geste pour s'éloigner mais j'attrape la manche de son costume. Oh, non, tu ne t'en tireras pas comme ça. « C'est quoi ton putain de problème ? » je lance, avec le plus de calme et de sang-froid dont je suis capable. En vérité, le regard méprisant qu'il porte sur moi en cet instant précis est dégueulasse et je rêve de lui renvoyer dans les dents. Quel connard. « Ça fait un an que j'attends de tes nouvelles, Aubin ! Un an que j'attends que tu me rappelles, articule-t-il, penché sur moi comme un prédateur sur sa proie, et tu crois que te pointer comme une fleur va me mettre en joie ? » Eh bien.. oui ? Je hausse les épaules, vaguement effrayée par l'hostilité agressive qu'il affiche. Je sais qu'il ne me frappera pas, il n’est pas comme ça. Du moins, à ce stade-là, je l'espère. « Tu es vraiment incroyable » reprend-t-il avec un rictus méchant. Je recule mais, cette fois, il ne cherche pas à s'écarter, au contraire, il avance lui aussi. Mon dos heurte finalement la porte qui, je le sais, donne sur sa chambre. Piégé(e), haha. Awesome. « Ce n'est pas la première fois que tu dis ça » je lui fais remarquer en haussant les sourcils suggestivement. Du coin de l'oeil, je vois sa main libre, celle qui ne supporte pas son poids, posée à côté de ma tête, monter vers mon visage. Je déglutis avec difficulté. Il ne.. il ne ferait pas ça ? Il paraît hésiter, quelques secondes. Le salaud, il y pense quand même. Finalement, il baisse la main et j'en profite pour poser la question qui me brûle les lèvres. « Et c'est qui elle ? » Ça a l'air de le désarçonner. Il ouvre et ferme la bouche plusieurs fois, comme un poisson hors de l'eau. Ridicule. « C'est.. mh, je.. c'est » Il baisse les yeux avant de finalement marmonner : « C'est ma fiancée » Pardon ? Sa.. sa fiancée ? What the actual fuck ?

Immobile, je le fixe sans réellement comprendre. Ses mots tournent et tournent dans ma tête. Sa fiancée. Sa fiancée. La fille à laquelle il a passé la bague au doigt. La fille à laquelle il va promettre amour et fidélité sous peu. La fille qu'il aime. La fille qui débarque de nulle part et me prend mon plan cul. Elle n'a pas la droit. Tepu. « Ta.. fiancée ? » j'articule sourdement. Sa fiancée. Okay. Sa fiancée. Bah bien sûr. Et moi, bordel ? « Ta fiancée.. tu es.. fiancé, je répète pour m'en convaincre avant de me rappeler que j'omets un détail important, [color=indianred]depuis quand ?(/color] » Si, jusque là, il était mal à l'aise, il vient carrément de perdre tout consistance. Un élan violent de colère me secoue. Avant que j'ai eu le temps de réellement réfléchir mon geste, ma main s'écrase sur sa joue. Il ferme les yeux, encaisse sans broncher. « Réponds, connard ! » J'espère pour lui qu'il n'imagine pas s'en tirer comme ça. « By, je- » Oh non, oh que non, il ne m'aura pas comme ça. « N'essaye même pas de me prendre par les sentiments ou je te jure que je vais te casser la gueule ! » Dans d'autres circonstances, je trouverais ça plutôt marrant, comme menace, et pas franchement crédible, vu mon gabarit et le sien. Toutefois, Daniel, à l'heure actuelle, me prend sérieux. « Quelques semaines.. mois tout au plus » Il se fout de ma gueule. Il se fout sérieusement de ma gueule. « Depuis quand ? » Je veux une putain de réponse. Maintenant. Je me suis maquillée pour ce connard, je me suis habillée, j'ai lâché mes potes pour venir le voir. Je veux des réponses. J'ai passé cinq ans dans son pieu et j’y ai laissé des plumes, je veux des réponses. Il me les doit. « Je.. depuis octobre » lâche-t-il finalement. Le salaud, le salaud, le salaud. « Alors je suis l’autre fille, c’est ça ? » je murmure doucement. La réponse, je la connais. A la rigueur, elle ne m’étonnerait pas si on ne s’était pas connu avant, si il n’avait pas été la source même de mes problèmes, si je n’étais pas devenue la fille que je suis aujourd’hui à cause de lui. Ça ne m’étonnerait pas puisqu’au fond, c’est tout ce que je mérite. « Ça ne t’a pas servi de leçon, ce qu’on a fait ? » Je lève les yeux vers lui, tentant de me contenir. Ma gorge est sèche et serrée. Mon nez me pique, mes yeux me brûlent. J’ai une putain d’envie de pleurer. Il ne faut pas, pourtant. Pas devant lui. Il n’a jamais été capable de me consoler. « Ce n’est pas pareil, mentit-il et plutôt mal d’ailleurs, avec Gaël, c’était diff- » « C'ÉTAIT LA MÊME CHOSE ! je hurle, presque sans le vouloir. On lui a promis qu’il n’y avait rien, on l’a laissé être heureux, on lui a menti et.. oh. Voilà pourquoi tu es en colère. Elle ne sait rien et maintenant qu’elle m’a vue, tu vas devoir lui expliquer, pas vrai ? Tu vas devoir lui dire que je suis la filleule de ton père, ton père, le meilleur ami du mien, hein. Tu vas devoir lui dire que j'avais seize ans, la première fois que tu m'as touchée. Tu vas devoir lui dire que tu me sautes depuis ce temps-là, avant même que tu ne fasses sa rencontre. D’ailleurs, tu la connais depuis combien de temps ? Un an, un an et demi ? » Il acquiesce, sans me regarder. Le connard. « Et elle était où tout ce temps ? Elle a un accent du sud.. marseillaise, peut-être ? Elle était en France, c’est ça ? » Nouveau hochement de tête affirmatif. « Donc t’étais libre de sauter qui tu veux, y compris cette pauvre idiote d’Abygaëlle qui de toute façon n’a jamais été une lumière, hein ? Sombre con » Mais quelle idiote j’ai fais. Je l’ai cru, je l’ai cru de toutes mes forces. J’y ai vraiment cru. Et il m’a menti, comme j’ai menti à Gaël. Il a osé.

Réprimant mal un sanglot, j’essaye de le repousser, de l’éloigner, de l’envoyer loin de moi. Je ne veux pas sentir son odeur, cette odeur qui a imprégné mes draps et mes sens durant de longs mois après la mort de Gaël, je veux pas sentir ses bras qui m’ont serrée fort, fort, si fort que j’en ai oublié la douleur, je ne veux pas voir ses grands yeux verts dans lesquels ils auraient mieux valu que j’me perde plutôt que de me mettre à m’injecter de la merde dans les veines. Je ne veux pas qu’il soit là, je ne veux pas le regarder. Je ne veux pas voir s’effondrer la seule issue que j’avais. Je ne veux pas qu’il piétine les stupides morceaux de mon coeur. « Pousse-toi » Je grogne mais il n’obéit pas. Il ne bouge pas. Il reste là. « POUSSE-TOI ! » Mes mains cognent ses épaules mais il ne bronche pas. Il reste là, les yeux baissés, sans me regarder. Il reste là comme si ça suffisait. Avant, oui, c’était assez. Avant, je n’avais besoin que de lui pour survivre. « Pousse-toi.. putain, Daniel, dégage.. laisse-moi, laisse-moi m’en aller » Je murmure des mots, des bouts de phrase sans suite, sans fin, sans but. Des mots errants, comme moi. Je croyais m’être endurcie après que Gaël se soit tranché les veines, j’pensais que j’étais assez forte parce que j’avais niqué la gueule de ma culpabilité. Ce connard vient de m’aider à comprendre que j’suis toujours rien d’autre qu’une gamine romantique, peu importe comment et avec qui je m’envoie en l’air, peu importe où et quand je plane.

Ses bras m’encerclent et je me débats. Fort, très fort. Il n’écoute pas mes cris, il ne me regarde pas, il n’entend pas mes suppliques. Je veux partir, je veux qu’il me lâche. Je veux m’en aller et oublier. Oublier que je suis venue, oublier que je suis une conne qui tombe toujours amoureuse du mauvais garçon. Oublier qu’il fait, lui, Daniel, plus saigner mon âme de petite hémophile stupide que si je déchirais la peau tendre de mes poignets comme l’a fait Gaël. Il faut que j’oublie qui je suis encore une fois. « Arrête » chuchote-t-il et son souffle caresse ma pommette. Ses lèvres cherchent les miennes, les trouvent, les écrasent. Il ne me laisse pas le choix. Sa main gauche à elle seule serre mes poignets malingres. Il disait souvent qu’il aimait mes hanches parce qu’elles étaient rondes, larges. Il disait que j’étais bonne, que j’étais parfaite quand il voulait me sauter, quand j’étais encore quelqu’un de fréquentable, quand j’étais encore une Siren, quand j’étais avec Gaël. Il me disait tout ça à moi, alors qu’on se connaissait depuis des années, alors qu’on avait arrêté de faire des conneries ensemble, alors que j’étais avec son ami. Il me disait tout ça et il me regardait comme si j’étais la huitième merveille du monde. Il me regardait comme jamais Gaël n’aurait pu me regarder, comme jamais il ne pourra. J’ai encore en mémoire la mine effarée qu’il a eu lorsqu’il nous a vu, Daniel et moi, ensemble. Je me souviens de sa pâleur, je me souviens de son immobilité, je me souviens de ses mots. Traînée. Oh, je l’avais mérité. Tu es immonde. Ça aussi. Tu m’écoeures. Je me souviens du chagrin de sa mère, des larmes retenues de son père. De la voix de ma propre mère lorsqu’elle me l’a annoncé, lorsqu’elle m’a dit qu’il s’était tranché les veines. On avait souvent rigolé en disant qu’il était sensible, on avait déconné en l’assimilant à Roméo et moi à Juliette parce que nos parents ne s’étaient jamais beaucoup apprécié. Oui mais moi, je suis bien trop lâche pour pareille fin. Je n’ai jamais été assez forte pour l’amour qu’il me portait. J’étais trop jeune, j’voulais vivre, j’voulais sentir mon coeur battre à tout rompre, cogner contre mes côtes, s’échapper de ma poitrine. Gaël, ce n’était pas ça. C’était la tranquilité, la stabilité. C’était être la Pretty d’un Mighty, la Siren d’un Appollo pour le restant de mes jours. C’aurait été les fiançailles à vingt-et-un ans, le mariage à vingt-quatre, les mômes à vingt-six. C’aurait été laisser ma musique, m’enchaîner à une vie bien rangée, tranquille, ordonnée, morne. Daniel, ça a toujours été l’aventure, le frisson, le plaisir, le risque. Mais je ne peux pas, je ne peux plus. Avant, oui. Avant, j’me serais damnée pour qu’il me touche comme il le fait, pour qu’il m’embrasse, qu’il me morde, qu’il me marque comme étant à lui, juste à lui, rien qu’à lui. Pour être autre chose qu’une autre de ces nanas qu’il saute, j’aurais tout donné. Pour représenter à ses yeux ce qu’il représente aux miens, pour être la première, la seule, l’unique, j’aurais fait n’importe quoi. Mais c’est fini. Il m’a menti, il a tout gâché.

Il est fort, trop fort pour moi. Je cesse de lutter, je m’écrase contre le mur en espérant glisser tout contre pour échapper à cette étreinte dont je ne veux pas, dont je ne veux plus. Par bonheur, il me lâche. Ma félicité n’est que de courte durée. Son bras tout juste libre enserre ma taille avec force, me soulève. Une porte s’ouvre, mon précédent soutien disparaît. Non, je ne veux pas faire ça. « Daniel, il ne faut pas.. » Ma voix n’est plus qu’un râle alors que sa bouche m’inflige une torture des plus mesquines. Le salaud. Il sait parfaitement comment me faire plier. Il sait qu’il ne faut pas, qu’on ne doit pas. Il sait que je ne veux pas être l’autre fille, que cette situation nous a déjà fait du mal à tous les deux. Il sait qu’il m’a menti, il sait que je lui en veux. Dans un dernier sursaut de volonté, je me tortille pour le forcer à me libérer. Il me jette sur son lit comme un vulgaire paquet, comme le tee-shirt sale qu’il enlèverait avant d’aller se doucher. Connard. « S’il te plaît » murmure-t-il alors que je rebondis sur mes genoux, furieusement dressée face à lui. Il me jette un regard implorant. Comme si il avait besoin de moi. C’est un homme accompli maintenant, pas vrai ? Il l’a monté, finalement, ce studio d’enregistrement dont il me parlait depuis des années. Il les produit, ces jeunes artistes oubliés dont il me rabâchait les oreilles en m’assurant que jamais, ô grand jamais je n’en ferais partie, que j’étais beaucoup trop talentueuses, que les voix comme la mienne n’étaient jamais mise de côtés. Pourquoi aurait-il besoin de moi ? Peut-être a-t-il un coeur finalement. Peut-être a-t-il des problèmes. Peut-être puis-je le soulager. « Je t’aime » lâche-t-il avant de m’attraper brutalement par le col. Oh oui, moi aussi je t’aime. C’est ce que je déteste le plus chez moi. Cette faiblesse, ce tressautement de mon coeur, de mon stupide petit coeur en morceaux, chaque fois que je croise tes yeux émeraude. Je t’aime et j’en oublie qu’il y a une fille, une idiote à qui tu vas promettre fidélité et assistance pour l’éternité d’ici quelques mois. Je t’aime et je déteste ça.

Dans dix minutes, il me lâchera après un dernier soubresaut contre mes hanches. Il se lèvera, me jettera un vague regard et m’ordonnera de dégager d’un ton brusque, sans aucune tendresse. Je ramasserai ma veste, mon sac. Je lui cracherai à la gueule qu’il a bien pris son pied encore une fois mais que je ne suis pas sa putain. Il répondra qu’il peut me payer, si je veux, avec un vague sourire dur, presque méchant. J’essaierai de le gifler, il attrapera mon poignet et m’embrassera, une dernière fois. Je le mordrai probablement avant de tourner les talons et de filer dans la nuit. Enfin, je trouverai le réconfort et l’oubli dans les bras d’un inconnu avec lequel j’aurai partagé un rail à la fête d’un illustre inconnu qui finira par être l’un de mes grands amis, le jour où lui ou moi aurons besoin d’une dose. Je serai loin, oh oui, très loin de Daniel et du reste.




☀ fill the glass 'cause the last few nights have kicked my ass ☀



Un foutu rayon de soleil a décidé de se poser sur mon visage, au beau milieu de ma paupière droite. What a nice way to wake up. Pour ce que je me souviens, je ferme toujours les volets. J’ouvre l’oeil concerné, rencontre une très forte lumière et pousse un cri de douleur. Par réflexe, je couvre mon visage de mes mains. « Bien, vous êtes réveillée » lance une voix masculine. Je me redresse du.. well, du brancard sur lequel j’ai apparemment séjourné jusque là et j’écarte une main précautionneusement, histoire de vérifier à quel public j’ai affaire. C’est manifestement le grand comité puisque Simon, une femme et un homme qui me sont inconnus et, oh, tiens, surprise, surprise, Daniel. Que fout ce connard ici alors qu’il m’a jetée comme la dernière de merdes, il y a de ça deux mois ? « Comment vous sentez-vous ? » demande le mec à qui, apparemment, appartient la voix de tout à l’heure. Je me tourne vers lui. Il porte une blouse blanche. Merde, ça, c’est annonciateur de gros, gros, gros problèmes. J’hausse les épaules. « Comme quelqu’un d’pas tout à fait g’lé » Du coin de l’oeil, je vois Simon lever les yeux au ciel et Daniel pâlir. Tiens, il s’inquiète ? « J’aimerais vous examiner, reprend-t-il sans se formaliser sur ma réponse qui ne doit pas l’avancer à grand-chose, alors messieurs.. » C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de ricaner. Ils ne verront rien qu’ils n’ont déjà vu auparavant mais sans doute n’est-il pas très honorable de se désaper devant son frère jumeau et encore moins devant un mec avec lequel, officiellement, vous n’avez aucun lien. Ils sortent donc, nous laissant seuls, l’infirmière — je suppose que cette femme en est un, en tout cas — le toubib et moi. « Bon, faîtes ce que vous avez à faire et faîtes-moi signer votre décharge, qu’on en finisse » je marmonne, en ôtant mon tee-shirt. Le médecin me fait si soudainement face que j’en sursaute lorsque j’extirpe ma tête de mon tee-shirt. Il doit avoir l’âge de mon père, peut-être un peu moins, mais il a l’air sévère, très sévère. Travailler avec lui ne doit pas être une partie de plaisir. « A quand remonte vos dernières règles mademoiselle Aubin ? » demande-t-il repassant son infâme petite lampe de poche sur mes yeux. Je cille une ou deux fois avant de m’habituer. Ai-je bien entendu ? Il veut que je lui parle de mes menstruations ? Et pourquoi d’abord ? « Aucune idée, je marmotte en priant mentalement pour ne pas devenir aveugle, pourquoi ? » Il se redresse et me considère un instant avant de soupirer, comme un adulte face à une gamine turbulente dont personne ne sait quoi faire. « J’imagine que vous ignoriez donc être enceinte ? » Être quoi ? Pardon ? PARDON ? Oh mon dieu, je vais.. je vais.. « Oh, oh, oh, doucement » Il est étrange de constater que des murs puissent tourner aussi vite. « Allongez-vous » m’ordonne-t-on tandis qu’une main fraîche s’égare un instant sur mon front. En parlant de fraîcheur, je boirais bien un gin tonic, tiens. « Il est un peu tôt pour ça et c’est déconseillé, dans votre état actuel » Aurais-je dit ça tout haut ? Manifestement.. oui.

ͼҨͽ

« Mais à quoi est-ce que tu penses, bon sang, Aby ! » Figure-toi, mon cher Simon, que j’aimerais bien savoir. Oui, j’aimerais bien savoir à quoi je pense lorsque je confie à une de mes amies, une idiote de Siren, à la fin de la première année, que je suis amoureuse de toi. J’aimerais bien savoir à quoi je pense quand j’autorise Daniel à glisser la main sous ma jupe, au cours de l’anniversaire de Gaël, il y a plus de deux ans, juste avant qu’il nous découvre tous les deux, nus comme des verres dans son lit de môme. J’aimerais bien savoir à quoi je pense chaque fois que je me roule un join, oh oui, j’aimerais bien savoir. Wait. Je ne pense pas, à ce moment-là. J’agis bêtement, stupidement, sans réfléchir une seule seconde aux conséquences. C’est ce que je fais et tu devrais le savoir, depuis le temps qu’on se connaît. Vingt-et-unes longues années à se supporter l’un l’autre, enfin, toi à me supporter moi. Moi et mes frasques, moi et mes conneries, moi et mes bourdes. Je te dois sans doute un minimum d’honnêteté après tout ce temps. Pourtant, c’est un pauvre « j’en sais rien » que je te sers, sans te regarder, sans regarder Daniel, assise au bord de ce brancard sur lequel on m’a allongée après qu’il m’ait emmenée, lui, là-bas, le sale type qui a fait de ma vie un champ de bataille. Je fixe le bout de mes bottines sans rien ajouter de plus. « Et toi, t’étais pas sensé prendre soin d’elle ? Faire attention au moins ? » lance-t-il à l’intention de Daniel qui lui renvoie un regard noir. Mais Simon n’a pas peur, Simon n’a jamais eu peur de Daniel, même quand on était mômes. « Et c’est quoi cette histoire ? Tu t’maries ? reprend mon frangin qui a visiblement envie de laisser libre cours à sa colère, lui toujours si calme. On s’connaît depuis toujours et c’est seulement maintenant qu’on l’apprend ? Great, super, merci Daniel ! » Je ricane dans mon coin mais ça ressemble plus à un coassement désespéré qu’autre chose. C’est la faute de cette conne d’infirmière, elle refuse de me donner à boire. « Tu trouves ça drôle Aby ? Je croyais que tu.. enfin, tu vois, qu’après Gaël, vous deux.. » Je lève les yeux pour plonger dans leurs reflets, ceux de mon frère. Non, je n’ai pas envie de rire, non, je ne trouve pas ça drôle. C’est simplement pathétique. « Tu croyais qu’on se réconfortait l’un l’autre en passant du temps ensemble et à poil ? je complète, sous leurs mines décontenancées. Eh bien, pour être tout à fait exacte, nous portions parfois des vêtements, comme la dernière fois où Daniel a tout l’air de m’avoir engrossé et nous faisions déjà ça avant que Gaël ne décide de se foutre en l’air. En fait, si je veux être totalement franche, je dois dire que c’est à cause de nous, enfin, de moi, l’immonde traînée à qui il avait promis fiançailles, mariage, bébés et bonheur, qu’il s’est suicidé. Autre chose ? » Je sais qu’il ne m’a rien fait, je sais que Simon n’y est pour rien. Je sais que je n’aurais pas dû dire tout ça sur ce ton-là. C’est plus fort que moi. Pourquoi est-il toujours si.. parfait ? J’ai, apparemment, hérité des gènes les plus pourris tandis que lui a obtenu les meilleurs. C’est foutrement injuste.

« Tu es enceinte ? » lâche soudain Daniel, romptant le silence. Je tourne les yeux vers lui. Il paraît surpris. A nouveau et sans réellement le vouloir, je lâche un ricanement-coassement bref et plutôt mauvais. « Surprise ! je crie, avant d’ajouter : je suis certaine que ta blonde sera heureuse d’un cadeau de mariage pareil, non ? » Il était déjà très pâle, le voilà livide. Personnellement, je m’amuse beaucoup. Jusque là, j’imaginais que je ne pouvais pas tomber plus bas. Je m’étais trompée. On peut être une camée à laquelle plus personne n’accorde de crédit, musicalement douée ou pas, avoir poussé un type adorable et promis à de grandes choses au suicide, être raide amoureuse d’un sale type qui se fout de votre gueule, avoir des sentiments plus très fraternels pour votre frère et aller quand même bien. Rajoutez une grossesse à l’équation et ça devient le gros bordel. « Tu comptes l’aider ? » reprend Simon, sans plus un regard pour moi. Je vois bien qu’il a du mal à assimiler ce que je viens de lui balancer. Le pauvre chéri. Il paraît fatigué. Est-ce qu’il dort assez, la nuit, au moins ? « Pardon ? » C’est de la colère ou de la surprise qui déforme ses traits ? « Tu comptes l’aider oui ou merde ? » Ouuuuh, dark Simon is here bitches. Je souris, balançant les pieds dans le vide comme je le faisais avant, quand j’étais une môme innocente et insouciante (sike). « J’sais pas » Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que Daniel ne s’est pas acheté une paire de couilles depuis qu’on s’est vu. Au sens figuré du terme puisque techniquement, tout fonctionne à merveilles et j’en suis la preuve vivante. Du moins, je crois. « Qui a dit que j’étais le père ? » rétorque-t-il soudain, comme le perfide salopard qu’il est. Ils se tournent tous deux vers moi, comme si j’étais sensée mettre tout ça au clair. Je soupire et m’allonge, mollets dans le vide. Presqu’instinctivement, mes mains reposent sur mon abdomen. J’ai encore du mal à imaginer qu’un petit être puisse grandir, là, à l’intérieur. Comme si j’étais capable, moi, de donner la vie. C’est inouï. « Aby ? » appelle doucement mais fermement Simon. Dieu qu’ils sont agaçants. « Les junkies qui baisent les traînées dans mon genre ont la décence de se protéger » Le silence gêné qui accueille ma tirade me surprend un peu. Ils ont l’habitude de mon franc-parler, ils ne devraient pas réagir comme ça. Je me redresse, prête à balancer une vanne un peu douteuse pour détendre l’atmosphère lorsque je comprends que nous ne sommes plus seuls. Le médecin se tient devant moi, un vague sourire aux lèvres. Il a des papiers en main, sans doute ceux dont j’ai besoin pour sortir. « Tout va bien ? » demande-t-il, l’air réellement intéressé. L’espace de deux secondes, j’ai l’impression d’avoir affaire à mon père, mon petit papa, lui aussi médecin, cardiologue, resté à Paris parce qu'il aime trop ma mère, mon petit papa québécois auquel Montréal manque terriblement, mon petit papa qui aurait tant aimé être fier de moi, et je ne peux combattre le vif élan de culpabilité qui m’envahit. Rougissant, je baisse les yeux, triturant mes mains. « Ca va aller, je réponds et pour une fois, ce n’est pas vraiment un mensonge, I’m a warrior queen, live passionnetely toniiight ! » je chantonne doucement en relevant les yeux pour le regarder. Il m’adresse, cette fois, un vrai, un grand, un beau sourire. La mine opiniâtre de tout à l’heure a disparu. « Vous avez une très belle voix » commente-t-il en me tendant les feuillets et un stylo. J’acquiesce, murmurant un vague remerciement. Je sais que je chante bien, c’est sans doute la seule chose que je sache faire parfaitement. Chanter, jouer, écrire, composer. C’était la seule chose que je voulais faire de ma vie. La crevette qui doit certainement déjà s’agiter tout contre mon estomac et qui appuiera douloureusement sur ma vessie dans quelques mois risque de tout compromettre mais.. mais je viens de comprendre que je ne pourrai pas m’en débarrasser. Délicatement, oublieuse des trois hommes présents dans la pièce, je pose une main sur mon ventre et esquisse un sourire. « J’imagine que vous n'interromprez pas la grossesse ? » souffle le médecin. Je secoue la tête. Je vais le garder.

L’homme de sciences se désintéresse très rapidement de mon cas pour se tourner vers les deux autres. Je l’entends parler à voix basse mais ne m’y intéresse pas plus que ça. Sans doute doit-il leur dire qu’il faut faire attention à moi, que je vais devoir rester clean et sobre, que je suis désormais fragile. Foutaises. Je sais prendre soin de moi, plus ou moins. Ils peuvent aller se faire foutre, je suis majeure et vaccinée, je peux encore faire ce que je veux.




Dernière édition par Abygaëlle C. Aubin le Lun 16 Juil 2012 - 2:20, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 14:40

bienvenue sur le forum à la jolie lea (a)
on espère que tu t'y plairas It\'s chaplin :D
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Cédric O. Gariépy
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 14:46

Hanwi, Hanwiwi, Hanw CRUMBLE ? Je t'aime, ma crumble. Ballon de l\'amûûr JUDAS JUDAAS JUDAS JUUUDAAS *meurt*

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Abygaëlle C. Aubin
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 15:38

merciiiiiiiiiiiiii It\'s chaplin :D

loulouuuuuuuuuuu, love ya too Loukas, Loukaka, Lou
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 15:53

bienvenue miss MEUGNON ! \o/
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 16:59

Juliaaaaaaaaaaaaaa :D



Welcome !!!
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 17:29

Bienvenuee !
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Abygaëlle C. Aubin
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 18:23

aliiiiiiiiiiiiiiiiiiiine Hanwi, Hanwiwi, Hanw

merciiiiii ricky **
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Alix Bellefleur
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 19:58


Bienvenuuuue Tape-Cul
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V. "Vadik" N. Volkov
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 9 Juil 2012 - 21:51

Bienvenuuuuue MEUGNON ! \o/
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Christophe N. Patterson
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Mar 10 Juil 2012 - 2:48

Ta petite partie faite d'histoire est superbe , j'ai hâte de voir le reste Hanwi, Hanwiwi, Hanw
Bienvenue sur WEM , j'espère que tu te plairas parmis nous !
N'hésites pas si tu as des questions I love you
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Abygaëlle C. Aubin
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Ven 13 Juil 2012 - 14:48

merciiiiiiii à vous troiiiis MEUGNON ! \o/
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Ven 13 Juil 2012 - 16:12

Bienvenue ; bonne continuation pour ta fiche. I love you MEUGNON ! \o/
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Abygaëlle C. Aubin
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Lun 16 Juil 2012 - 2:32

merciiiiiiiii Superman j'ai, par ailleurs, terminé *O*
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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Mar 17 Juil 2012 - 3:40


fiche validée ☀ bienvenue au club !

petit padawan, construire un hôtel en chocolat tu devras



C'est, genre, la première fois que je lis l'intégrale d'une de tes fiches et ... OUUUUHSME PUTAIN OMG OMG OMG. :O
Nan mais t'es incroyable, toi, putain. Comment tu fais pour être aussi géniale, en tout ? J\'vais pleurer. T_T Tu gères, OMG. C'est amusant, long mais tellement génial et rapide à lire, omg. ÉCRIS DES LIVRES MEUF ! Avec le fait qu'on pige rien au début, et qu'à la fin, on comprenne tout ... OMG. T'es géniale, je t'aime, j'aime Abygaëlle, et j'aime déjà Simon ahahaha (Dark Simon Powa Superman Arrow ) Et par curiosité, tu leur mets quelles tronches, à Daniel & Gaël & Vanessa ? x') J't'aime fort, ma Crumblitata. MEUGNON ! \o/ Au plaisir de RPer avec toi. :8D:


L'équipe administrative de We Eat Moose a l'honneur de vous annoncer que votre fiche fait dorénavant partie des fiches validées. Dès aujourd'hui, le forum est votre huître : tu as le droit de poster où tu veux dessus, malgré quelques étapes obligatoires. Tout d'abord, n'oublie pas de recenser ton avatar afin d'officialiser ton inscription ! La fiche de liens est également primordiale si vous tenez à vous intégrer sur le petit monde merveilleux qu'est WEM ; il en va de même pour la fameuse fiche de rps. Pour ceux qui seraient tentés de faire partie de confréries, ça se passe par ici, et, finalement, les plus nostalgiques d'entre vous ont désormais la possibilité de retourner aux bons vieux temps dans la machine à voyager dans le temps de notre très chère Georgette nationale !

Vous êtes également conviés à venir manger de la brioche avec nous : nous en avons trop fait, et nous avons besoin d'un peu d'aide ! Les Jeux Olympiques seront pour vous un excellent entraînement entre deux récits, tandis que les plus courageux et / ou bavards d'entre vous pourraient être tentés par notre célèbre jeu d'action ou vérité. Les artistes, eux, seront sans nul doute enchantés de découvrir qu'un espace galeries leur a été crée : et oui, nous pensons à tout le monde !

Pour les petits malins qui essayaient de s'éclipser en silence (oui, vous deux, dans le fond, nous vous voyons !), il vous sera impératif de nous prévenir de vos absences, sous risque de suppression. Et finalement, puisque nous tenons au bon fonctionnement du forum, nous vous remercions d'avance de votre participation dans la rubrique questions / suggestions !

Sur ce, nous vous souhaitons un bon voyage sur We Eat Moose, et n'hésitez pas à contacter un membre de l'équipe administrative si jamais vous avez besoin d'aide !
Bonne intégration sur WEM ; nous espérons que notre bébé vous plaira !




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MessageSujet: Re: ∇ it's not right but it's okay i'm gonna make it anyway   Mar 17 Juil 2012 - 9:37

oulalasme Hanwi, Hanwiwi, Hanw
merciiiiiiiiiii (mais j't'avais dit qu'abygaëlle m'inspirait) (au moins autant qu'hannah, hermione et liam xD). j'file faire tout ça (a) et pour les tronches.. dans ma tête, daniel a celle de mark salling (évidemment -meurt-), gaël aurait été douglas booth aaaaand vanessa.. plutôt behati prinsloo ou ebba zingmark ** breeeefsme, voilà (a) mais vraiment, merci, tant d'compliments, ça m'touche parce que bon, je sais que j'écris pas comme une merde, mais c'est souvent que j'suis pas claire ou alors que les gens comprennent pas puisque je fais tout en version rp --» bref, encore merciiiiiiii mon loulou ♥️
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